Châtellenie de Cosme et Bouhy ou châtellenie de la baronnie de Bouhy

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Cote/Cotes extrêmes

32 B 1-32 B 39

Date

1734-1790

Organisme responsable de l'accès intellectuel

Archives départementales de la Nièvre

Importance matérielle

0,67 ml

Biographie ou Histoire

La châtellenie baronniale de Cosme (commune de Bouhy) et Bouhy se trouvait aux portes de la Bourgogne, ce qui fait que certains membres de la circonscription (paroisses, lieux-dits, fiefs, etc.) étaient bourguignons, alors que les autres étaient nivernais. D'autres enfin étaient mixtes, selon qu'une partie d'un territoire donné pouvait relever d'une des provinces, et le reste de l'autre. Ces dispositions étaient valables aussi pour les justices dont elles pouvaient ressortir. Des recherches historiques démontreront peut-être une fusion ou une mutualisation ancienne de Cosme avec Bouhy.

À la fin du XVIIIe siècle, le seigneur châtelain propriétaire de la justice se définissait toujours comme baron de Bouhy et seigneur de Cosme, Dampierre et Sainpuits (Yonne).

Mots clés lieux

Mots clés matières

Cote/Cotes extrêmes

32 B 19-32 B 21

Cote/Cotes extrêmes

32 B 22-32 B 27

Cote/Cotes extrêmes

32 B 27

Morts naturelles, accidentelles et criminelles. - Mort accidentelle de Jean Garnier domestique au domaine de Vilandau ou Villandau en la paroisse de Bouhy : procès-verbal (mars 1743). Mort accidentelle du fils Archambault (deux ans) au village des Cours (commune de Sainpuits, Yonne) : procès-verbal (avril 1746). Noyade dans une fontaine de Bouhy : procès-verbal de levée de Marie Rembault femme Reboulleau (juin 1748). Décès de nuit d'un client de l'auberge Lefevre au bourg de Bouhy, visite de la dépouille : acte isolé (juillet 1783).

Cote/Cotes extrêmes

32 B 27

Date

03/1743-07/1783

Caractéristiques physiques

Quatre pièces papier.

Présentation du contenu


En 1743, Garnier travaille avec un attelage de labours, il se fait bousculer par les bêtes et attraper par le fer de la charrue. Il sera enterré à Entrains-sur-Nohain, sa paroisse natale.

En avril 1746, Madame Archambault s'en va rechercher un autre de ses enfants, et laisse seul à la maison le petit dernier, qui est brûlé par le feu de l'âtre. Elle est accablée pour son imprudence, mais pas pour infanticide par négligence.

En 1748, tout laisse croire à un suicide ou un homicide, la noyée est agenouillée au lavoir de la fontaine du bourg, un battoir à la main, prête à laver son linge, mais la tête sous l'eau. Les témoignages coroborent la thèse de l'accident dû à une pathologie médicale. Marie faisait souvent des crises d'épilepsie ("mal caduc") qui la soumettait aux périls du feu et de l'eau. Elle aura basculé sans connaissance dans l'eau, et la noyade s'est ensuivie.

En 1783, mort à l'auberge (dans son sommeil) du nommé Duforest, arrivant d'Auxerre (Yonne). L'argent trouvé servira aux frais d'inhumation (drap mortuaire, paiement des sonneurs) et à défrayer l'aubergiste. Comme les effets du défunt sont en très mauvais état, ils sont laissés à "l'ensevelisseuse" (la fossoyeuse, femme du fossoyeur).