1 - Cent-Jours : mars à juin 1815

Après sa première abdication en 1814, Napoléon est exilé à l'île d'Elbe. Il débarque en Provence en mars 1815 et entame sa reconquête du pouvoir. Dans la Nièvre comme partout en France, c’est la grande confusion, tant que l’on ne sait pas si son entreprise va réussir ou pas.

A Nevers, les habitants s’inquiètent d’un éventuel état de siège, et le préfet Fiévée les rassure dans une proclamation datée du 15 mars : le pont sur la Loire ne sera pas coupé. Le 20 mars, toujours pour maintenir l'ordre public, le préfet affirme que les régions que Bonaparte a traversées reviendront dans l’obéissance du roi. Le pouvoir local change de discours le 6 avril : "le retour de votre Empereur fait votre joie et votre bonheur"... Ce n’est d'ailleurs plus Fiévée qui s’exprime mais le conseiller de préfecture.

Initialement prévue pour le 26 mai 1815, l’assemblée du Champ de mai se tient le 1er juin au Champ-de-Mars, à Paris. Napoléon y a convoqué les députés de tous les collèges électoraux pour entendre la proclamation de l’Acte additionnel aux constitutions de l’Empire. La cérémonie se déroule en grande pompe, en présence de la famille impériale et des représentants de l’armée et du clergé. Des électeurs de la Nièvre y sont convoqués, comme Jean Millet, propriétaire à Garchy, dont on conserve la carte d'électeur.