Collection départementale (état et lacunes)


Le fichier joint présente l'état de la collection départementale, numérisée et accessible en ligne. C'est un document en continuelle actualisation, à partir des signalements des internautes et de la vérification systématique des registres par les archivistes, notamment pour la période la plus ancienne.


A la source : des paroisses...

Paroisse : étendue de territoire placée sous l’autorité spirituelle du curé… ou du pasteur. A noter que les registres réformés avaient aussi vocation à être déposés au greffe. Nous en connaissons hélas fort peu.

Le pasteur Tabit est inhumé au cimetière de Sauvage, "qui est pour ceux de la religion"

...ou plusieurs

Des registres inter paroissiaux existent quand le curé a centralisé les actes des clochers confiés à sa charge. Cet usage a poussé dans l’ombre les plus modestes ; des communes ont participé à l’oubli en épousant les frontières de plusieurs territoires. L’église « communale » est peut-être l’arbre qui cache la forêt. Des chapelles de hameaux existent encore, qui avaient jadis charge d’âmes, produisant baptêmes, mariages et sépultures.

Des collections lacunaires

Très nombreuses dans le royaume de France, les paroisses ne comprenaient pas toujours suffisamment d'âmes pour remplir l’église, et l’on voit des lacunes dans les registres paroissiaux là ou le défaut de paroissiens est seul responsable du vide.

La collection départementale devrait débuter au plus tôt en 1667 puisque née du Code Louis. Des minutes lui ont aussi été attribuées accidentellement, héritées du greffe. Certains cahiers sont antérieurs à 1667 et ne peuvent être que des minutes, à moins que le curé ait pris l’initiative de créer des doubles ou des extraits.

Les deux exemplaires réglementaires sont parfois réunis ensemble dans la collection des AD, soit la minute et la grosse.  Des curés ont pallié les pertes par l’entremise de nouvelles copies. D’autres ont commencé l’année sur le cahier précédent puis reporté les actes sur les bons feuillets enfin arrivés du greffe. D'autres enfin avaient établi parfois un troisième exemplaire, non prévu par les textes, sur papier non timbré.  Le lecteur averti veillera à ne pas confondre ces cahiers avec des images en double.

Pour établir l'état de la collection départementale, donc en creux l'état de ses lacunes, ont été retenues les conventions suivantes :
- la nature (grosse ou minute) des cahiers n'a pas été prise en compte ;
- une année est considérée comme lacunaire si elle débute anormalement après janvier, et inversement si elle se termine avant décembre sans raison. Une collection sera tenue déficitaire pour autant de temps qu'il manque avant l'instauration de l'état civil révolutionnaire ;
- les lacunes ont été recensées systématiquement jusqu’en 1740, le temps que la déclaration royale de 1736 s’institutionnalise. Réputée plus sûre, la période postérieure a fait l’objet d’un simple sondage. Nous vous invitons bien sûr à signaler toute anomalie que vous penseriez déceler pour cette période tardive, et nous affinerons également cet état.

"Il m’est souvent arrivé d’oublier d’inscrire…" (Vannelle, curé de Cessy-les-Bois)